Détails : EO

Peut être cela a-t-il été une de vos questions, d’où vient comment ai-je pu pensé au eo ?

Le français a un système à trois phonèmes ou bien à deux et demi, qu’il peut opposer deux à deux, dont deux phonèmes partage une graphie commune ou presque.

Ainsi on oppose :

« ce de (fe) (gue) je me ne (pe) que (ve) », à

« ceux deux feu gueux jeu meuh nœud peu queu(e,x) veu(x,t) »

C’est-à-dire que le e note un /ə/~/œ/ opposé au « eu », syllabe ouverte notant un /ø/.

Alors que dans certains cas seul un diacritique sur le u de eu différenciera /œ/ de /ø/ : jeune/jeûne prononcé comme jeu+ne

ou pas : heure/heureux.

La distinction heure/heureux ne se fait que sur syllabe ouverte (qui finit sur la voyelle, sans consonne supplémentaire)/syllabe fermée (qui finit avec une consonne finale), il conviendrait alors d’écrire heur et non heure, si la graphie actuelle avait une quelconque logique, c’est la seconde fois que je le dis).

La première série e/eu, plus productive lexicalement sera conservée avec d’une part e pour /ə/~/œ/ et d’autre part eu pour /ø/.

Mais comment noter /œ/ différemment de eu, si e n’y suffit pas comme heure si on l’écrivait ere ou er.

Voici la solution en se basant sur le trapèze vocalique de l’Alphabet Phonétique

Ainsi si eu note /ø/ alors eo notera /œ/.

On peut y voir un avantage :

« docteor » -> doctoral, doctorant (et doctor dans de nombreuses autres langues)

« profêseor » -> profèsoral

« jeone » et « jeune »* (mais a jeuɴ) ,« eor » et « eureu » ; mais cela disjoindra un peu malheur (maleor) et malheureux (maleureu) ou bonheur (boneor) et bienheureux (bièɴneureu).

*Pour être sûr de bien les distinguer, on pourra dans ce cas exceptionnel insister et écrire jeöne et jeûne, sachant que c’est une exception et l’un des rares cas en français où l’on oppose /œ/ (heure) à /ø/ (heureux) et que le tréma adouçit et que l’accent circonflexe durçit.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.